Les plus belles randonnées du parc national des Écrins sont le refuge du Glacier Blanc (2 542 m), le lac du Lauvitel (8,9 km, 700 m de dénivelé), le lac de la Muzelle (1 260 m de dénivelé), le lac de l’Eychauda, le refuge de la Selle, les refuges de Chabournéou et Vallonpierre en Valgaudemar, le Saut du Laire en Champsaur et le GR54 (environ 190 km). Saison : fin juin à mi-septembre.
- Créé le 27 mars 1973, le parc national des Écrins s’étend sur l’Isère et les Hautes-Alpes ; son cœur couvre environ 92 000 ha et culmine à la Barre des Écrins (4 102 m).
- Les chiens sont interdits dans le cœur du parc, même tenus en laisse, comme les feux, la cueillette, les drones et le camping.
- Depuis l’arrêté n° 148/2026, le bivouac en cœur de parc se pratique de 19 h à 9 h, à plus d’une heure de marche des routes, une seule nuit par site.
- Les crues des 27 et 28 août 2026 ont emporté la route du Pré de Madame Carle : le refuge du Glacier Blanc se rejoint désormais à pied depuis Ailefroide.
- Le GR54, Tour de l’Oisans et des Écrins, compte environ 190 km et près de 12 000 m de dénivelé positif, en 13 étapes.
Sommaire
- Quelles sont les plus belles randonnées du parc des Écrins ?
- Le refuge du Glacier Blanc, la randonnée emblématique de la Vallouise
- Le lac du Lauvitel, le plus grand lac du parc
- Le lac de la Muzelle et le vallon de la Selle, dans la vallée du Vénéon
- Le lac de l’Eychauda, un cirque glaciaire au-dessus de la Vallouise
- Valgaudemar, Champsaur et Valbonnais : le sud sauvage du parc
- Le plateau d’Emparis est-il dans le parc des Écrins ?
- Le GR54, le Tour de l’Oisans et des Écrins
- Quelle réglementation dans le cœur du parc des Écrins ?
- Quels animaux observer en randonnée dans les Écrins ?
- Quand partir et comment préparer sa randonnée dans les Écrins ?
- Quelle randonnée choisir dans les Écrins selon son niveau ?
Le parc national des Écrins est un parc national de haute montagne créé le 27 mars 1973 à cheval sur l’Isère et les Hautes-Alpes. Son cœur protégé, d’environ 92 000 hectares, culmine à la Barre des Écrins (4 102 m), sommet le plus méridional des Alpes à dépasser 4 000 m, et compte de nombreux glaciers, dont le célèbre Glacier Blanc.
Oisans, Vallouise, Valgaudemar, Champsaur, Valbonnais, Embrunais, Briançonnais : chaque vallée a son caractère, des lacs d’altitude de l’Oisans aux alpages du Champsaur. Le massif se prête à la balade familiale comme au trek de deux semaines sur le GR54.
La rédaction a retenu les itinéraires les plus emblématiques du parc, avec pour chacun une fiche pratique tirée des fiches officielles du parc (départ, distance, dénivelé, durée, niveau). Suivent la réglementation du cœur, mise à jour par l’arrêté bivouac de 2026, et les conséquences des crues d’août 2026 sur l’accès au Glacier Blanc.
Quelles sont les plus belles randonnées du parc des Écrins ?
Les randonnées les plus réputées du parc sont la montée au refuge du Glacier Blanc en Vallouise, les lacs du Lauvitel et de la Muzelle dans la vallée du Vénéon, le lac de l’Eychauda, le vallon de la Selle, les refuges du Valgaudemar et le Saut du Laire dans le Champsaur. Le tableau ci-dessous les compare ; les chiffres proviennent des fiches du parc national et peuvent varier selon la variante choisie.
| Randonnée | Départ | Distance | Dénivelé + | Durée | Niveau |
|---|---|---|---|---|---|
| Refuge du Glacier Blanc | Ailefroide (Vallouise-Pelvoux) | 9,3 km aller | 1 061 m | 5 h aller | Moyen |
| Lac du Lauvitel | Les Ougiers (Oisans) | 8,9 km en boucle | 701 m | 4 h | Difficile |
| Lac de la Muzelle | L’Alleau (Vénosc) | 11,8 km aller-retour | 1 261 m | 6 h 30 | Difficile |
| Lac de l’Eychauda | Chambran (Vallouise-Pelvoux) | 11,7 km aller-retour | 823 m | 5 h | Moyen |
| Refuge de la Selle | Saint-Christophe-en-Oisans | 16,6 km aller-retour | 1 199 m | 7 h 30 | Difficile |
| Chabournéou et Vallonpierre | Parking du Crépon (Valgaudemar) | 16,5 km en boucle | 863 m | 5 h | Moyen |
| Saut du Laire | Prapic (Orcières) | 8,9 km aller-retour | 412 m | 2 h | Facile |
| GR54, Tour de l’Oisans et des Écrins | Le Bourg-d’Oisans | Environ 190 km | Environ 12 000 m | 13 jours | Difficile |
Les durées correspondent à un rythme moyen, pauses non comprises. Pour les adapter à votre allure, appliquez notre méthode pour calculer son temps de marche selon la distance et le dénivelé.
Le refuge du Glacier Blanc, la randonnée emblématique de la Vallouise
La montée au refuge du Glacier Blanc (2 542 m) est la randonnée la plus célèbre du parc. Le sentier remonte une vallée glaciaire où se rejoignent le Glacier Blanc et le Glacier Noir, franchit une barre rocheuse équipée de câbles et de deux échelons métalliques, puis atteint le refuge, face aux séracs du glacier et sous la Barre des Écrins.
En chemin, l’ancien refuge Tuckett, construit en 1886, abrite une petite exposition sur l’histoire de l’alpinisme. Le Glacier Blanc est suivi par les scientifiques depuis plus d’un siècle et son recul, sensible depuis les années 1980, se lit dans le paysage de moraines.
Ce qui change après les crues d’août 2026
Les crues des 27 et 28 août 2026 ont emporté une grande partie de la route départementale entre Ailefroide et le Pré de Madame Carle, le site le plus fréquenté du parc : environ 92 000 personnes y avaient emprunté le sentier du Glacier Blanc en 2025. Le passage au-delà d’Ailefroide a été interdit et, selon la FFRandonnée, la route ne sera pas reconstruite ; des solutions de remplacement (piste, navette) étaient à l’étude en septembre 2026.
Concrètement, la randonnée part désormais d’Ailefroide (environ 1 510 m), ce qui ajoute près de 350 m de dénivelé et plusieurs kilomètres par rapport à l’ancien départ du Pré de Madame Carle (9,1 km aller-retour et 720 m de dénivelé). Prévoir la nuit au refuge rend la sortie bien plus confortable.
| Fiche pratique | Refuge du Glacier Blanc depuis Ailefroide |
|---|---|
| Départ | Ailefroide, commune de Vallouise-Pelvoux (Hautes-Alpes) |
| Distance | 9,3 km aller |
| Dénivelé | +1 061 m |
| Durée | 5 h aller environ |
| Altitude maximale | 2 542 m (refuge) |
| Niveau | Moyen, passages câblés |
| Période | Juillet à mi-septembre, selon l’enneigement et l’état des passerelles |
Le sentier traverse aussi des zones sensibles pour l’aigle royal de janvier à août : restez sur le tracé. Sur le parking, il est interdit de dormir, en tente comme en véhicule.
Le lac du Lauvitel, le plus grand lac du parc
Le lac du Lauvitel (environ 1 530 m) est présenté par le parc comme le plus grand et le plus profond de son territoire. Il est né il y a environ 4 000 ans d’un éboulement venu s’ajouter à une moraine glaciaire. Sans exutoire visible, il se vide par infiltration à travers le barrage naturel, si bien que son niveau varie de 20 à 25 m au fil des saisons.
Le fond du vallon abrite la réserve intégrale du Lauvitel, créée en 1995, la première de ce type dans un parc national français. Elle est interdite au public et réservée à la recherche scientifique : on la contemple depuis la rive nord du lac.
La boucle part des Ougiers, le long de la D530, passe par le hameau de la Danchère puis monte en lacets dans une forêt de hêtres et d’épicéas. À l’été 2026, la passerelle de la rive droite ayant été emportée par un orage, l’aller et le retour se faisaient par la rive gauche : vérifiez l’état du sentier auprès de la Maison du parc de l’Oisans.
| Fiche pratique | Lac du Lauvitel |
|---|---|
| Départ | Les Ougiers, parking le long de la D530 (Oisans, Isère) |
| Distance | 8,9 km en boucle |
| Dénivelé | +701 m |
| Durée | 4 h environ |
| Altitude maximale | 1 530 m |
| Niveau | Difficile (montée soutenue) |
| Période | Juin à octobre ; vallon exposé aux avalanches en hiver |
Le lac de la Muzelle et le vallon de la Selle, dans la vallée du Vénéon
Le lac de la Muzelle, vers 2 100 m, est l’une des grandes classiques de l’Oisans, au pied du glacier de la Muzelle. Le sentier, balisé en GR, part de l’Alleau, au-dessus de Vénosc, monte en forêt sur un chemin pavé, longe des cascades, puis traverse une pente de schistes et la plus grande tourbière de la vallée avant d’atteindre le lac et son refuge, construit en 1967. Avec 1 261 m de dénivelé sur 11,8 km aller-retour (environ 6 h 30), la sortie est cotée difficile.
Le lac est aussi l’une des étapes du GR54 entre la vallée du Vénéon et le Valbonnais, par le col de la Muzelle. C’est un site très prisé des bivouaqueurs : en 2025, plus de 200 tentes y ont été comptées une même nuit, ce qui a conduit le parc à durcir les règles (voir plus bas).
Plus en amont, le vallon de la Selle part de Saint-Christophe-en-Oisans (1 473 m) et remonte jusqu’au refuge de la Selle, vers 2 650 m. L’itinéraire ne présente pas de difficulté technique, mais il est long : 16,6 km aller-retour, 1 199 m de dénivelé et environ 7 h 30 de marche. Le balisage jaune s’arrête à la croix du Batel (1 683 m), relayé ensuite par des marques de peinture verte.
Deux contraintes à anticiper : les passerelles du vallon sont démontées à l’automne et remontées au printemps, et du 5 juillet au 30 août 2026, la vallée du Vénéon ne se visitait qu’en navette. Renseignez-vous sur le dispositif de l’été suivant auprès de l’office de tourisme de l’Oisans.
Le lac de l’Eychauda, un cirque glaciaire au-dessus de la Vallouise
Le lac de l’Eychauda (2 514 m) occupe un cirque glaciaire sous le col des Grangettes, dans le cœur du parc. La montée part du hameau de Chambran (1 718 m), au-dessus de Vallouise, et traverse un vallon à fond plat, un verrou rocheux puis des alpages où se dresse une cabane pastorale. Comptez 11,7 km aller-retour, 823 m de dénivelé et environ 5 heures.
Le versant sud-est chauffe vite : le parc conseille de partir tôt et de prévoir une veste chaude, car le vent du col des Grangettes refroidit l’arrivée. Marmottes, chocards et craves à bec rouge fréquentent les abords du lac. La route d’accès à Chambran est fermée en hiver et aucune navette ne dessert le hameau.
Valgaudemar, Champsaur et Valbonnais : le sud sauvage du parc
Le sud du parc, moins fréquenté que l’Oisans ou la Vallouise, offre des vallées plus sauvages. Dans le Valgaudemar, la boucle des refuges de Chabournéou (vers 2 000 m) et de Vallonpierre (2 271 m) par le sentier du Ministre est un grand classique : 16,5 km, 863 m de dénivelé et environ 5 heures depuis le parking du Crépon, situé 800 m avant le chalet du Gioberney, au bout d’une route de 26 km depuis Saint-Firmin. Une navette depuis Saint-Firmin peut être réservée 36 heures à l’avance.
Dans le Champsaur, le Saut du Laire est la sortie familiale idéale. Depuis le hameau de Prapic (Orcières), le sentier remonte la vallée du Drac Noir jusqu’à une cascade, sur 8,9 km aller-retour et 412 m de dénivelé, en 2 heures environ. Les marmottes sont nombreuses sur le replat de Charnières, et la chapelle de la Saulce rappelle la vie agricole de la vallée.
Le Valbonnais et le Valjouffrey, côté Isère, sont le domaine des grands vallons silencieux, comme celui qui mène au refuge des Souffles. C’est aussi dans le Valbonnais qu’ont été réintroduits les premiers bouquetins du parc, en 1989.
Le plateau d’Emparis est-il dans le parc des Écrins ?
Le plateau d’Emparis, célèbre pour son panorama sur la Meije (3 983 m) et ses petits lacs Lérié et Noir, est inscrit dans le périmètre du parc national des Écrins, mais pas dans son cœur réglementé selon les éléments consultés par la rédaction. Il est en revanche protégé comme site classé depuis le 10 septembre 1991, sur les communes de Besse, Mizoën et La Grave.
Les règles du cœur (chiens, bivouac) ne s’y appliquent donc pas de la même façon : renseignez-vous auprès des offices de tourisme de l’Oisans et de La Grave, et tenez votre chien en laisse près des troupeaux. Le secteur de Besse se découvre aussi l’hiver, voir notre article sur Besse-en-Oisans en raquettes.
Le GR54, le Tour de l’Oisans et des Écrins
Le GR54 est un sentier de grande randonnée d’environ 190 km qui fait le tour du massif des Écrins au départ du Bourg-d’Oisans. Le parc le découpe en 13 étapes, pour près de 12 000 m de dénivelé positif et une altitude maximale de 2 747 m. Il franchit 14 cols, dont ceux d’Arsine, de l’Eychauda, de la Muzelle, du Vallon et de Côte Belle.
C’est un trek exigeant, à réserver aux randonneurs entraînés, autonomes et habitués aux pentes raides. De fin juin à début juillet, certains cols peuvent encore demander piolet et crampons. Pour mesurer l’effort, lisez notre analyse du niveau de difficulté du GR54.
Quelle réglementation dans le cœur du parc des Écrins ?
Le cœur du parc national des Écrins est soumis à une réglementation stricte, signalée par des panneaux aux entrées de sentier. Les principales règles :
- Chiens interdits, même tenus en laisse, sauf chiens de travail (troupeaux, avalanche, chiens guides) ; voir notre guide pour randonner avec son chien.
- Feux, drones, chasse et camping interdits ; VTT interdits sauf exceptions signalées.
- Cueillette et prélèvement d’animaux, de plantes, de minéraux ou de fossiles interdits ; les déchets se redescendent dans la vallée.
- Survol motorisé interdit à moins de 1 000 m du sol ; certains secteurs sensibles interdisent de quitter les sentiers.
Le bivouac est encadré par l’arrêté n° 148/2026 du 16 juin 2026, rectifié le 6 juillet 2026. La petite tente, sans possibilité de s’y tenir debout, se monte après 19 h et se démonte avant 9 h, à plus d’une heure de marche des routes, des parkings et de la limite du cœur, une seule nuit consécutive au même endroit. Autour des lacs du Lauvitel et de la Muzelle, il est interdit à moins de 500 m des rives en dehors des zones balisées. Seul le réchaud à gaz est admis. Le détail parc par parc figure dans notre guide du bivouac en montagne et de sa réglementation.
Quels animaux observer en randonnée dans les Écrins ?
Les randonneurs croisent surtout des marmottes, des chamois et, sur les secteurs rocheux, des bouquetins. Après un échec en 1976, 16 bouquetins ont été réintroduits dans le Valbonnais en 1989, puis 31 en 1995 ; le parc en compte aujourd’hui environ 600, répartis en trois populations. Le ciel est le domaine de l’aigle royal, du gypaète barbu, du chocard à bec jaune et du crave à bec rouge.
Observez la faune à distance, aux jumelles, sans la nourrir ni la poursuivre. Dans les alpages, contournez les troupeaux et laissez les chiens de protection vous identifier : nos conseils pour cohabiter avec les patous détaillent les bons gestes.
Quand partir et comment préparer sa randonnée dans les Écrins ?
La meilleure période va de fin juin à mi-septembre, quand les sentiers d’altitude sont déneigés et les refuges gardés. En début d’été, des névés peuvent subsister sur les passages les plus hauts. Septembre et début octobre offrent des mélèzes dorés et moins de monde, mais les refuges ferment et certaines passerelles saisonnières sont démontées.
Les orages d’été sont fréquents l’après-midi : consultez le bulletin montagne de Météo-France la veille et le matin, partez tôt et faites demi-tour si le ciel se charge. Nos conseils pour réagir face à un orage en randonnée sont utiles avant toute sortie en altitude.
- Prévenez un proche de votre itinéraire et de votre heure de retour.
- En cas d’accident, appelez le 112 : les secours sont assurés par les gendarmes du PGHM ou les CRS de montagne selon le secteur.
- Après les crues de 2026, vérifiez l’état des sentiers et des passerelles auprès des Maisons du parc avant de partir.
- Réservez les refuges en juillet et en août, surtout au Glacier Blanc et à la Muzelle.
Quelle randonnée choisir dans les Écrins selon son niveau ?
En famille ou pour une première découverte, le Saut du Laire depuis Prapic est la meilleure option. Les marcheurs réguliers apprécieront le lac de l’Eychauda ou la boucle des refuges du Valgaudemar. Le Lauvitel, la Muzelle et le vallon de la Selle demandent une bonne condition physique, tout comme le Glacier Blanc depuis qu’il faut partir d’Ailefroide. Le GR54 est réservé aux trekkeurs confirmés.
Pour comparer avec un autre grand parc alpin, consultez notre sélection des plus belles randonnées du parc national de la Vanoise. Dans les deux cas, partez tôt, emportez assez d’eau et respectez les règles du cœur de parc.
Questions fréquentes
Peut-on randonner avec son chien dans le parc national des Écrins ?
Non, les chiens sont interdits dans le cœur du parc national des Écrins, même tenus en laisse. Seuls les chiens de travail (troupeaux, avalanche, chiens guides) sont admis dans le cadre de leur activité. Hors du cœur, dans les vallées et sur de nombreux sentiers d’accès, le chien est accepté mais doit rester attaché, en particulier près des troupeaux gardés par des chiens de protection.
Peut-on encore aller au Glacier Blanc après les crues d’août 2026 ?
La route du Pré de Madame Carle, emportée par les crues des 27 et 28 août 2026, ne sera pas reconstruite à l’identique et le passage en voiture au-delà d’Ailefroide est interdit. Le refuge du Glacier Blanc reste accessible à pied depuis Ailefroide, soit environ 9,3 km et 1 060 m de dénivelé positif, sous réserve de l’état des sentiers et des passerelles. Vérifiez la situation auprès du parc avant de partir.
Quelle est la randonnée la plus facile du parc des Écrins ?
Le Saut du Laire, au départ de Prapic dans le Champsaur, est l’une des sorties les plus accessibles : 8,9 km aller-retour, environ 410 m de dénivelé et 2 heures de marche, avec de nombreuses marmottes. Le lac de l’Eychauda, plus long, reste classé de difficulté moyenne. Le Lauvitel et la Muzelle sont cotés difficiles.
Peut-on bivouaquer au lac de la Muzelle ou au Lauvitel ?
Oui, mais seulement dans les zones balisées prévues à cet effet. L’arrêté n° 148/2026 du parc national des Écrins interdit le bivouac à moins de 500 m des rives des lacs du Lauvitel et de la Muzelle en dehors de ces zones. Ailleurs dans le cœur, la tente se monte après 19 h et se démonte avant 9 h, une seule nuit au même endroit.
Quelle est la meilleure période pour randonner dans les Écrins ?
La meilleure période va de fin juin à mi-septembre, quand les sentiers d’altitude sont déneigés et la plupart des refuges gardés. En début de saison, certains cols du GR54 peuvent encore exiger piolet et crampons. Septembre et début octobre offrent des couleurs d’automne et moins de monde, mais les passerelles saisonnières sont démontées à l’automne dans certains vallons.
Sources et liens utiles
- Parc national des Écrins – Présentation et chiffres clés
- Parc national des Écrins – Arrêté n° 148/2026 relatif au bivouac (rectificatif)
- FFRandonnée – Les crues d’août 2026 n’ont pas épargné les sentiers des Écrins
- Parc national des Écrins – Fiche rando GR54, Tour de l’Oisans et des Écrins
- Parc national des Écrins – Wikipédia
Article rédigé et mis à jour par la rédaction de Randonnée Montagne à partir de sources publiques (offices de tourisme, parcs, fédérations, données fabricants). Les conditions en montagne changent vite : vérifiez toujours la météo, l’état des sentiers et la réglementation locale avant de partir. Notre charte éditoriale.