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Avalanches : comprendre le BERA et randonner en sécurité en hiver

Avalanche dévalant une face enneigée du massif du Mont-Blanc, vue depuis Chamonix

Photo : Krzysztof Kowalik / Unsplash

En bref

Le BERA (bulletin d’estimation du risque d’avalanche) est publié par Météo-France vers 16 h, en saison, pour chaque massif des Alpes, des Pyrénées et de Corse, avec une prévision jusqu’au lendemain soir. Il donne un niveau de risque de 1 (faible) à 5 (très fort), les pentes les plus dangereuses (altitude, orientation) et les problèmes avalancheux. Il ne vaut que hors pistes balisées et ouvertes et ne dispense ni du trio DVA-pelle-sonde ni d’une formation.

À retenir
  • Le BERA est rédigé vers 16 h par les nivologues de Météo-France et couvre 35 massifs (23 dans les Alpes, 10 dans les Pyrénées, 2 en Corse), avec une prévision jusqu’au lendemain soir.
  • L’échelle européenne compte cinq niveaux : 1 faible, 2 limité, 3 marqué, 4 fort, 5 très fort ; le niveau 3 signifie déjà des déclenchements possibles par faible surcharge, un seul randonneur par exemple.
  • Selon l’institut suisse SLF, environ la moitié des décès par avalanche surviennent au niveau 3 et environ 30 % au niveau 2 : les journées à risque « moyen » sont les plus meurtrières.
  • Cinq problèmes avalancheux typiques sont définis par l’EAWS : neige fraîche, neige ventée, sous-couches fragiles persistantes, neige humide et avalanches de glissement.
  • Hors itinéraires sécurisés, chaque membre du groupe doit porter DVA, pelle et sonde et savoir s’en servir : dégagés par leurs compagnons, les ensevelis survivent bien plus souvent qu’en attendant les secours.
Sommaire
  1. Qu’est-ce que le BERA et où le trouver ?
  2. Comment lire l’échelle européenne du risque d’avalanche ?
  3. Que montrent les orientations, altitudes et pictogrammes du bulletin ?
  4. Randonnée en raquettes : quand le BERA vous concerne-t-il ?
  5. Quel matériel de sécurité avalanche emporter ?
  6. Pourquoi la recherche par les compagnons est-elle décisive ?
  7. Comment décider sur le terrain : méthode 3x3 et méthode de réduction
  8. Quand faut-il renoncer ?
  9. Se former et se faire encadrer
  10. L’essentiel avant chaque sortie hivernale

Chaque hiver, des randonneurs en raquettes, des skieurs de randonnée et des alpinistes sont emportés par des avalanches souvent déclenchées par leur propre passage ou celui de leur groupe. Le premier outil pour limiter ce risque est gratuit et publié tous les jours : le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, ou BERA, de Météo-France.

Encore faut-il savoir le lire. Un chiffre de 1 à 5 ne suffit pas : le bulletin précise aussi les altitudes et orientations des pentes les plus dangereuses, le type de problème avalancheux et l’évolution attendue. Ce guide de la rédaction s’adresse aux randonneurs qui veulent quitter les sentiers damés en hiver. Il explique où trouver le BERA, comment interpréter l’échelle européenne, quel matériel emporter, comment raisonner sur le terrain et, surtout, pourquoi rien ne remplace une formation et l’encadrement par un professionnel.

Qu’est-ce que le BERA et où le trouver ?

Le BERA est le bulletin quotidien dans lequel les prévisionnistes-nivologues de Météo-France estiment, massif par massif, le risque d’avalanche hors des pistes balisées et ouvertes. Météo-France le désigne aussi sous le sigle BRA. Selon le guide avalanche de Météo-France, il couvre 35 massifs : 23 dans les Alpes, 10 dans les Pyrénées et 2 en Corse.

Le bulletin est rédigé chaque jour vers 16 h, pendant la période à risque, et donne une prévision jusqu’au lendemain soir. Il s’appuie sur les observations des pisteurs, un réseau d’environ 130 stations nivométéorologiques et des stations automatiques d’altitude. Si la météo évolue nettement autrement que prévu, un amendement peut être publié le matin.

Pour le consulter :

  • sur meteofrance.com, rubrique « Montagne », puis le massif concerné (bouton « Bulletin avalanche ») ;
  • dans l’application mobile de Météo-France ;
  • par affichage dans les stations de ski, les écoles de ski et les bureaux des guides ;
  • par téléphone, sur un service payant de Météo-France (le guide 2022 indiquait le 08 92 68 10 20 ; vérifiez le numéro et le tarif en vigueur) ;
  • pour les pays voisins, sur le site du réseau européen des services d’alerte avalanche, avalanches.org.

En dehors de la période de publication, l’absence de bulletin ne signifie pas absence de risque : une chute de neige précoce ou tardive peut rendre les pentes instables.

Comment lire l’échelle européenne du risque d’avalanche ?

L’échelle européenne compte cinq niveaux, de 1 (faible) à 5 (très fort), définis par la stabilité du manteau neigeux et la probabilité de déclenchement. Elle est utilisée par l’ensemble des services membres de l’EAWS (European Avalanche Warning Services) depuis 1994, ce qui permet de comparer les bulletins français, suisses, italiens ou autrichiens.

NiveauStabilité du manteau neigeux (EAWS)Probabilité de déclenchement
1 – FaibleBien stabilisé dans la plupart des pentesEn général possible seulement par forte surcharge
2 – LimitéSeulement modérément stabilisé dans quelques pentes suffisamment raidesPossible surtout par forte surcharge
3 – MarquéModérément à faiblement stabilisé dans de nombreuses pentes suffisamment raidesPossible, parfois même par faible surcharge
4 – FortFaiblement stabilisé dans la plupart des pentes suffisamment raidesProbable même par faible surcharge, dans de nombreuses pentes
5 – Très fortInstabilité généraliséeNombreux départs spontanés de très grandes avalanches

Deux notions sont essentielles. Une faible surcharge correspond à un seul skieur ou randonneur ; une forte surcharge, à un groupe sans espacement, une chute ou un engin de damage. Autrement dit, au niveau 3, une seule personne peut suffire à déclencher une plaque. Par ailleurs, le danger ne croît pas de façon linéaire : dans la méthode de réduction de Werner Munter (voir plus bas), le potentiel de danger double d’un niveau à l’autre.

Le piège du risque 3 « marqué »

Le niveau 3 se situe au milieu de l’échelle, ce qui peut donner une fausse impression de risque « moyen ». Les statistiques montrent l’inverse. Selon le SLF, l’institut suisse pour l’étude de la neige et des avalanches, environ 50 % des décès par avalanche en Suisse surviennent au niveau 3 et environ 30 % au niveau 2, contre environ 10 % au niveau 4 et 1 % au niveau 5.

L’explication tient à la fréquence de ces niveaux et au comportement des pratiquants. Sur l’ensemble de l’arc alpin, plus de 80 % des risques prévus se situent entre les niveaux 2 et 3, d’après une étude citée par Météo-France ; ce sont aussi les journées où beaucoup de monde sort, souvent par beau temps après une chute de neige. Aux niveaux 4 et 5, la plupart des randonneurs renoncent d’eux-mêmes.

Le SLF recommande, au niveau 3, d’éviter les pentes très raides des altitudes et orientations indiquées et de garder les débutants sur les itinéraires ouverts ; au niveau 4, de rester sur des pentes modérément raides ; au niveau 5, de renoncer à tout terrain hors piste.

Que montrent les orientations, altitudes et pictogrammes du bulletin ?

Le bulletin localise les pentes les plus dangereuses grâce à une rose des orientations et à une ou plusieurs altitudes limites. Un BERA peut ainsi annoncer un risque 3 au-dessus de 2 200 m et un risque 2 en dessous, avec un danger concentré sur les pentes nord à est. Selon une étude de Météo-France, le niveau de risque est différencié selon l’altitude dans environ 30 % des cas et selon le moment de la journée dans environ 25 % des cas.

Panneau signalant un danger d’avalanche dans une forêt enneigée, à Kicking Horse au Canada
Photo : Nicolas Cool / Unsplash

Le bulletin détaillé de chaque massif comprend ensuite plusieurs rubriques : la stabilité du manteau neigeux (la partie la plus importante, avec les départs spontanés et les déclenchements provoqués), la qualité de la neige, un aperçu météo (isotherme 0 °C, limite pluie-neige, vent), l’épaisseur de neige hors piste par altitude et par versant, puis la tendance pour le jour suivant.

Les cinq problèmes avalancheux typiques

Depuis la saison 2023-2024, Météo-France utilise les pictogrammes européens des situations avalancheuses typiques, définies par l’EAWS. Elles disent pourquoi la neige est instable, ce qui oriente le comportement à adopter.

ProblèmeOù et quandConduite à tenir
Neige fraîcheToutes orientations, pendant la chute et les jours suivantsAttendre la stabilisation ; prudence dès une vingtaine de centimètres de neige nouvelle
Neige ventée (plaques à vent)Pentes sous le vent, combes, ruptures de pente, derrière les crêtesÉviter les accumulations dans les pentes raides
Sous-couches fragiles persistantesSouvent pentes ombragées et abritées ; peut durer des semainesItinéraire très conservateur, éviter les grandes pentes raides
Neige humideSelon l’ensoleillement ou sous la pluie ; activité souvent maximale en journéePartir tôt après un regel nocturne, rentrer avant le réchauffement
Avalanches de glissementSol lisse (herbe, dalles), souvent versants ensoleillésNe pas stationner sous les fissures de glissement

L’EAWS souligne que les sous-couches fragiles persistantes sont l’une des principales causes de décès chez les pratiquants : elles sont presque indétectables à l’œil nu et peuvent provoquer de grandes avalanches même un jour de risque modéré. À l’inverse, lorsque le bulletin n’indique aucun problème distinct, cela ne signifie pas que les conditions sont sûres.

Randonnée en raquettes : quand le BERA vous concerne-t-il ?

Le BERA vous concerne dès que vous quittez les pistes balisées et ouvertes et les itinéraires sécurisés contre les avalanches. Un raquettiste qui traverse une pente raide ou passe au pied d’une combe chargée s’expose comme un skieur, avec un handicap : il avance plus lentement et reste plus longtemps dans la zone exposée.

Randonneur progressant seul sur une pente enneigée des Pale di San Martino, dans les Dolomites
Photo : Cristina Gottardi / Unsplash

Les avalanches de plaque partent généralement de pentes d’environ 30° et plus, mais elles peuvent atteindre des terrains plats situés en contrebas. Un fond de vallon, un sentier d’été en balcon ou une forêt clairsemée ne protègent donc pas toujours. Méfiez-vous aussi des sentiers estivaux connus : sous la neige, ils traversent souvent des couloirs et des pentes qui n’ont rien d’anodin.

Les itinéraires raquettes balisés des stations et des espaces nordiques sont une bonne porte d’entrée, à condition de vérifier auprès de l’office de tourisme ou des pisteurs s’ils sont surveillés et ouverts : un balisage n’est pas toujours une garantie de sécurisation. Pour choisir le matériel et débuter, consultez notre guide tout savoir sur la raquette à neige et notre sélection d’itinéraires de raquettes pour débuter dans les Alpes. Les mêmes règles valent pour la randonnée hivernale dans les Alpes en général.

Quel matériel de sécurité avalanche emporter ?

Hors itinéraire sécurisé, chaque membre du groupe doit porter un DVA (détecteur de victimes d’avalanche), une pelle et une sonde. Ce trio est indissociable : le DVA localise la victime, la sonde confirme sa position et sa profondeur, la pelle permet de la dégager. Un seul élément manquant suffit à faire perdre de précieuses minutes. La FFRandonnée rappelle elle aussi la nécessité de ces trois équipements et de s’informer du risque avant toute sortie hivernale.

  • DVA : porté sur soi, sous la veste, allumé en mode émission dès le départ ; un test de groupe (émission et réception) se fait au parking.
  • Pelle : à lame rigide, de préférence métallique, avec un manche démontable.
  • Sonde : repliable, rangée dans un compartiment du sac accessible rapidement.
  • Téléphone chargé, gardé au chaud, et éventuellement un sac airbag, qui ne dispense pas du trio.
  • Une trousse de secours et une couverture de survie : voir notre liste complète pour la trousse de secours de randonnée.

Le matériel ne sert à rien sans entraînement : une recherche DVA sous le stress s’apprend, puis se répète chaque saison. Voir aussi les accessoires indispensables en ski de rando et freeride.

Pourquoi la recherche par les compagnons est-elle décisive ?

Parce que les chances de survie d’une personne ensevelie chutent rapidement après les quinze premières minutes. D’après une analyse du SLF portant sur plus de 800 personnes entièrement ensevelies en terrain ouvert sur deux décennies, les victimes dégagées par leurs compagnons l’ont été en une dizaine de minutes en moyenne, avec un taux de survie d’environ 72 %. Celles dégagées par les secours organisés l’ont été au bout d’environ 60 minutes, avec un taux de survie d’environ 28 %.

En cas d’accident, la conduite généralement enseignée est la suivante :

  1. Observer le point de disparition de la victime et s’assurer qu’aucune autre coulée ne menace.
  2. Alerter le 112 (ou faire alerter par un membre du groupe), en précisant le lieu, le nombre de personnes emportées et leur équipement.
  3. Passer tous les DVA en mode recherche et commencer immédiatement, sans attendre les secours.
  4. Sonder pour confirmer, puis pelleter en se relayant, en dégageant d’abord les voies respiratoires.
  5. Protéger la victime du froid en attendant le PGHM, les CRS montagne ou les pisteurs-secouristes.

Comment décider sur le terrain : méthode 3x3 et méthode de réduction

La méthode 3x3, mise au point par le guide suisse Werner Munter, consiste à croiser trois facteurs, les conditions nivométéorologiques, le terrain et le facteur humain, à trois moments : à la maison, sur place et devant chaque pente. À la maison, on lit le BERA et la météo et on choisit un itinéraire adapté. Sur place, on vérifie que les observations confirment le bulletin (neige fraîche, vent, fissures, « whoum » sous les pieds). Devant la pente, on regarde son inclinaison, son orientation, ce qu’il y a en dessous et l’état du groupe.

La méthode de réduction, du même auteur, attribue un potentiel de danger qui double à chaque niveau de risque (2, 4, 8, 16), puis le divise par des facteurs de réduction liés à l’inclinaison de la pente, à l’orientation évitée et à la taille ou l’espacement du groupe. Le risque résiduel doit rester inférieur ou égal à 1. Elle n’est pas conçue pour les niveaux 4 et 5.

Ces méthodes structurent la réflexion, mais elles ne remplacent ni l’expérience ni l’œil d’un professionnel. Le guide de Météo-France le rappelle : le bulletin n’est « ni un feu vert ni un feu rouge », et un chiffre ne doit jamais être le seul critère de décision. Quelques bonnes pratiques restent valables pour tous :

  • espacer les membres du groupe dans les pentes raides et les traverser un par un ;
  • éviter de s’arrêter au pied d’une pente ou dans un couloir ;
  • choisir des lignes de crête larges ou des terrains peu raides plutôt que des combes ;

Quand faut-il renoncer ?

Il faut renoncer dès que les signaux d’alerte s’accumulent ou que l’itinéraire prévu traverse les pentes que le bulletin signale comme les plus dangereuses. Les signes d’instabilité observables sont connus : avalanches récentes dans des pentes similaires, fissures qui se propagent sous les pas, bruits sourds d’effondrement (« whoum »), chute de neige abondante ou forte accumulation par le vent dans les dernières 24 à 48 heures, pluie ou réchauffement brutal.

Le renoncement se prépare à la maison : prévoyez un itinéraire de repli en terrain peu raide ou en forêt dense, fixez une heure limite et un point de décision. Méfiez-vous du facteur humain (objectif à atteindre, groupe nombreux, traces déjà présentes) : une trace existante ne prouve pas que la pente est stable.

Prévenez toujours un proche de votre itinéraire et de votre heure de retour. Si la carte de vigilance de Météo-France passe en orange ou en rouge pour les avalanches, reportez la sortie : ces niveaux signalent de nombreux départs spontanés, parfois de grande ampleur, qui peuvent atteindre des routes et des zones habitées.

Se former et se faire encadrer

La façon la plus sûre de découvrir le hors-piste en hiver est de partir avec un professionnel diplômé, puis de se former progressivement. Pour la raquette en moyenne montagne, adressez-vous à un accompagnateur en montagne diplômé ; pour le ski de randonnée et la haute montagne, à un guide de haute montagne, via les bureaux des guides et les compagnies d’accompagnateurs.

L’ANENA (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches), créée en 1971, propose des formations grand public : déplacement en terrain enneigé, recherche DVA et sauvetage, conférences de sensibilisation. Les clubs de la FFCAM (Fédération française des clubs alpins et de montagne) et de la FFRandonnée organisent aussi des sorties encadrées et des formations à la sécurité hivernale.

Les chiffres justifient cet effort. Selon l’ANENA, citée par la presse, les avalanches ont tué environ 30 personnes par an en moyenne en France depuis 1980, avec une baisse à environ 22 par an sur la période 2015-2025. Sur 1980-2018, les skieurs de randonnée représentaient 43 % des victimes, les skieurs hors-piste 35 % et les alpinistes 15 %. Pour aller plus loin côté ski, lisez notre dossier sur le ski de randonnée.

L’essentiel avant chaque sortie hivernale

Lire le BERA en entier la veille, et non seulement son chiffre ; repérer les altitudes, orientations et problèmes avalancheux ; choisir un itinéraire compatible avec le niveau de risque et le niveau du groupe ; emporter DVA, pelle et sonde pour chacun et savoir s’en servir ; prévenir un proche ; garder le 112 en tête. Et si le doute persiste, faites-vous accompagner par un professionnel : en montagne enneigée, l’expérience se construit encadrée, saison après saison.

Questions fréquentes

À quelle heure est publié le bulletin d’avalanche de Météo-France ?

Le bulletin d’estimation du risque d’avalanche est rédigé chaque jour vers 16 h pendant la saison et donne une prévision valable jusqu’au lendemain soir. Il est consultable sur meteofrance.com (rubrique montagne), dans l’application Météo-France et affiché dans les stations, écoles de ski et bureaux des guides. Un amendement peut être publié le matin si la météo évolue autrement que prévu.

Que signifie un risque d’avalanche 3 « marqué » ?

Au niveau 3, le manteau neigeux n’est que modérément à faiblement stabilisé dans de nombreuses pentes raides, et un déclenchement est possible parfois même par faible surcharge, c’est-à-dire par un seul skieur ou randonneur. C’est un niveau critique pour les pratiquants : il faut renoncer aux pentes raides des altitudes et orientations signalées dans le bulletin.

Le BERA concerne-t-il les randonneurs en raquettes ?

Oui. Le bulletin s’applique à tout le terrain situé hors des pistes balisées et ouvertes, quel que soit le mode de déplacement : ski de randonnée, hors-piste, raquettes, alpinisme ou marche. Un raquettiste peut déclencher une plaque comme un skieur, et il se déplace plus lentement dans les zones exposées.

Faut-il un DVA pour faire de la raquette ?

Sur un itinéraire sécurisé contre les avalanches, ce n’est pas nécessaire. Dès que l’on quitte ce type d’itinéraire pour traverser ou longer des pentes enneigées, chaque membre du groupe doit porter un DVA, une pelle et une sonde, et savoir les utiliser lors d’une recherche. Renseignez-vous auprès de l’office de tourisme ou des pisteurs pour savoir si un itinéraire est réellement sécurisé.

Quel numéro appeler en cas d’avalanche ?

Composez le 112, numéro d’urgence européen, en précisant le lieu, l’heure, le nombre de personnes emportées et l’équipement du groupe. En France, les secours en montagne sont assurés par le PGHM de la gendarmerie ou les CRS montagne. N’attendez pas leur arrivée pour commencer la recherche DVA si la zone est sûre.

Sources et liens utiles

Article rédigé et mis à jour par la rédaction de Randonnée Montagne à partir de sources publiques (offices de tourisme, parcs, fédérations, données fabricants). Les conditions en montagne changent vite : vérifiez toujours la météo, l’état des sentiers et la réglementation locale avant de partir. Notre charte éditoriale.